Le genre Hedera compte une douzaine d’espèces, et la variété de lierre à planter dépend d’abord du support (mur, sol ou pot), puis du froid et de l’exposition. Pour un mur en région froide, le lierre commun vert (Hedera helix) reste le choix le plus sûr, alors que les grandes feuilles panachées du lierre des Canaries demandent un climat doux.
Lierre commun, d’Irlande, de Colchide ou des Canaries : les espèces à distinguer
Une variété de lierre est presque toujours un cultivar d’une de ces espèces. Connaître l’espèce de départ renseigne sur la rusticité et la vigueur, bien plus que le nom commercial.
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- Le lierre commun (Hedera helix) est l’espèce de référence, rustique et très répandue dans les jardins.
- Le lierre d’Irlande (Hedera hibernica) résiste au froid de -15 à -20 °C et atteint environ 8 m à maturité selon une fiche de jardinerie.
- Le lierre de Colchide (Hedera colchica) se reconnaît à ses grandes feuilles, ce qui en fait un lierre de grands murs plutôt que de petits massifs.
- Le lierre des Canaries (Hedera canariensis) supporte moins bien le gel que les précédents : il convient aux régions douces.
Pour un jardin exposé aux hivers rigoureux, le lierre commun et le lierre d’Irlande sont les plus sûrs. Les deux autres se réservent à un site abrité.
Variété de lierre pour un mur ou une clôture : crampons et état du support
Un lierre adulte grimpe grâce à des racines aériennes transformées en crampons, qui se collent au support et s’épaississent avec le temps. Jeune, il rampe d’abord ; c’est en grimpant vers la lumière qu’il passe à la forme adulte.
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Sur un mur sain, ces crampons ne posent pas de difficulté. Sur un enduit fissuré ou des joints dégradés, ils s’insinuent dans les failles : mieux vaut réparer avant de planter, ou choisir une clôture grillagée plutôt qu’un mur fragile. Il faut aussi garder le lierre à distance des gouttières et des tuiles. Pour placer le feuillage dans l’ensemble du terrain, on peut s’appuyer sur un plan d’aménagement du jardin dressé avant la plantation.
Pour couvrir une grande hauteur, une espèce vigoureuse comme le lierre d’Irlande, qui monte jusqu’à 8 m, convient mieux qu’un cultivar nain à croissance lente.
Lierre couvre-sol : les variétés rampantes qui forment un tapis dense
En couvre-sol, le lierre reste à plat tant qu’il n’a pas de support à escalader. Une fiche de jardinage indique 3 à 5 plants par m² pour un tapis qui se referme en quelques saisons ; la même fiche le classe parmi les plantes de mi-ombre.
La préparation du sol compte autant que le choix du cultivar : un terrain ameubli en surface, sans retournement, garde sa vie microbienne et limite la repousse des adventices. Les raisons de renoncer au bêchage s’appliquent ici.

Un lierre couvre-sol en plein soleil reste possible avec les cultivars verts, à condition d’arroser pendant les premières saisons. Les feuillages panachés y brûlent plus facilement et perdent leurs couleurs.
Lierre à l’ombre ou en plein soleil : ce que supporte chaque feuillage
Les fiches de jardinerie rangent le lierre en mi-ombre ou ombre. Les cultivars à feuilles vertes unies sont les plus tolérants, y compris dans un angle de cour peu éclairé où peu de plantes tiennent.
Les cultivars panachés se comportent différemment : sans assez de lumière, ils reverdissent, et en plein sud, leurs bordures claires roussissent. Une exposition est ou ouest convient en général mieux à ces feuillages.
Lierre en pot, sur un balcon ou en intérieur, et lierre stabilisé
En pot, mieux vaut un cultivar à petites feuilles et à croissance lente, qui garde une forme maîtrisable sur un balcon ou dans une pièce lumineuse. Un pot assez profond, un terreau drainant et un arrosage régulier suffisent ; le lierre n’aime pas l’eau stagnante.
Le lierre stabilisé est une autre catégorie : il s’agit de feuillage coupé puis traité pour se conserver, sans arrosage ni lumière. Il sert à la décoration d’un mur intérieur ou d’une composition, jamais à la plantation.

Quand planter et tailler le lierre, et précautions de toxicité
La plantation d’un lierre en conteneur est possible de février à novembre selon une fiche de jardinerie. L’arrosage doit être régulier l’année de la plantation et la suivante en région peu humide. Un apport d’amendement organique au fond du trou aide la reprise, par exemple avec du fumier de mouton bien décomposé.
La taille sert surtout à limiter l’encombrement. Le mieux est de la faire tôt au printemps, juste avant l’apparition des nouvelles feuilles.
Les fruits du lierre sont très toxiques et les feuilles peuvent provoquer des dermites de contact : des gants pour la taille et une plantation hors de portée des jeunes enfants et des animaux s’imposent. À l’inverse, la floraison d’octobre nourrit de nombreux insectes, ce qui rejoint les plantes qui attirent les abeilles. Le lierre ne fleurit qu’adulte, et la plupart des cultivars ne fleurissent jamais.
Le choix final se résume à trois questions : quel support, quel froid, quelle lumière. Une fois la variété posée au bon endroit, elle demande peu de soins au-delà des deux premières années d’arrosage.

